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24h de Spa: le plus beau circuit du monde?

publié le 29 juillet 2015

L'édition 2015 des 24h de Spa vient de terminer. Le circuit belge accueillait professionnels et amateurs au volant de voitures de la catégorie GT3 pour un double tour d'horloge marqué par une météo capricieuse en début de compétition. Son tracé est largement plébiscité tant par les pilotes que par les spectateurs.

Le circuit de Spa-Francorchamps offre une grande variété de virages lents et rapides associés à de longues lignes droites. Situé dans les Ardennes belges, le tracé est par ailleurs très vallonné, à l'image du mythique raidillon.

En tant que spectateur, il faudra une bonne condition physique pour parcourir les 7 km du tracé et découvrir les nombreux points d'intérêt du circuit. L'implantation du circuit dans un cadre boisé ajoute de l'intérêt au tracé.

Le virage de la Source

Premier virage après la ligne de départ (note: la grille de départ des GT3 se situe dans la descente vers le raidillon), l'épingle de la Source est la zone la plus lente du circuit. Le freinage est très appuyé et la corde n'est pas toujours facile à attraper à cause du dévers et de la proximité du muret.

L'épingle débouche sur la descente en direction du raidillon. L'accélération est donc vigoureuse et conditionne le passage dudit raidillon. Pour le spectateur, la vue est saisissante vue de l'intérieur du virage (nécessite l'accès au paddock).

Le raidillon

Incontestablement la portion la plus célèbre du circuit, le raidillon est un véritable morceau de bravoure. Après une courte ligne droite en descente où les bolides longent le muret des stands, il faut plonger vers un S très ouvert mais qui nécessite de bien maîtriser sa vitesse. Il faut aussi prendre en compte la compression que subit la voiture à cause du changement de pente qui a, naturellement, tendance à déséquilibrer la voiture.

Si les pilotes professionnels abordent le bas du raidillon sans freiner (mais en soulageant tout de même l'accélérateur), les pilotes moins expérimentés freinent à l'abord du S (parfois aussi très légèrement au milieu de la chicane). Cette précaution peut s'avérer indispensable tant il est facile d'élargir sa trajectoire et de risquer la sortie de piste.

Si le dégagement est conséquent à cet endroit-là, la vitesse élevée dans ce passage fait qu'il n'est pas rare de voir un concurrent aller taper dans le mur de pneus. Il faut aussi composer en haut de la côte avec un virage à gauche à l'aveugle. Pourtant, il est important de bien négocier ce virage qui conditionne la vitesse de pointe dans la longue ligne droite.

Kemmel

La ligne droite après le raidillon a beau être en léger faux-plat montant, elle est la partie du circuit où la vitesse maximale est atteinte. C'est aussi une zone où sont effectués de nombreux dépassements, que ce soit à la sortie du raidillon si le pilote précédent n'a pas bien négocié le passage, ou en bout de ligne droite, à l'approche de la chicane.

Les Combes

La chicane des Combes est un passage assez rapide en soi et marque le début d'une portion technique. Il n'est pas toujours évident de trouver le bon rythme dans cet enchaînement de 3 virages et il n'est pas rare d'y voir des dépassements.

Bruxelles

Le virage de Bruxelles est un passage très spectaculaire avec une courte ligne droite en descente qui complique le freinage et un virage à 180 degrés en devers qui attire irrémédiablement les voitures vers l'extérieur du virage.

La sortie du virage de Bruxelles continue en descente sur un virage à 90 degrés, tout aussi technique. L'erreur n'est pas vraiment permise à cet endroit car les dégagements sont limités et le pilote fautif aura tôt fait de faire connaissance avec le mur de pneus.

La sortie débouche sur une ligne droite, toujours en descente, vers le célèbre double gauche.

Double gauche

Le double gauche de Pouhon demande lui-aussi beaucoup de dextérité. Ses larges dégagements permettent aux pilotes trop audacieux de s'en sortir avec un ego diminué mais une voiture intacte. Après un freinage délicat en descente où il faudra se montrer très précis, il faut aborder ce double virage à l'aveugle comme un long virage à gauche en constante accélération où il n'est pas toujours évident de trouver le bon rythme.

Le double gauche est suivi d'une courte ligne droite conduisant à une chicane où il faudra se montrer très prompt dans le changement de direction. Puis vient le virage de Stavelot et la deuxième portion rapide du circuit: Blanchimont.

Arrêt de bus

La chicane de l'arrêt de bus a été profondément remaniée au milieu des années 2000, ceci afin de sécuriser l'entrée vers les stands qui se faisait en ligne droite alors que les concurrents en course devaient freiner pour aborder la chicane.

Plus lente qu'auparavant, elle reste un endroit spectaculaire au premier freinage, d'autant plus lorsque plusieurs voitures se présentent de front.

Crédits photo: Guillaume Darding / circuit de Spa-Francorchamps (plan du circuit)

polem
le 19 juin 2016 à 15h32
non cest le nurb le plus beau !
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